Pour ceux qui comme moi, en ont marre d’Ardour, de Jack et des énormes fichiers WAV (®© Microsoft), Traverso DAW est une solution qui vaut le coup d’oeil.

Une interface claire, concise, peu gourmande en ressources et très complète, ce petit programme facilitera grandement la création audio des pros comme des papros.

En plus des utilitaires habituels de ce type de programmes vous trouverez vu-mètres, analyseur FFT, corrélation, connections à JACK, ALSA, PortAudio ou /dev/null, historique de commandes, supporte FLAC, WAV, mp3, ogg, Wavpack, 16/24/32 bits, graveur CD intégré, édition non déstructrice, légèreté, simplicité, puissance, GPL, scrinechotte:

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Faire un rip de vinyl n’est pas une masse à faire, encore faut-il savoir le faire correctement. Voici donc ma recette pour un rip correct.

La source

Un vinyl, selon l’âge peut être 78, 45 ou 33 tours. Dans ce tuto, on assumera qu’il s’agit d’un vinyl enregistré après l’instauration de la courbe RIAA (donc après 1954).

La première chose à faire c’est de nettoyer assiduement le vinyl. Bien entendu par assiduement je ne veux pas dire au Scotch-Brite, soyons raisonnables.

Une rapide recherche sur google vous donnera plusieurs méthodes. Vous pouvez par exemple utiliser un brosse aux poils (très) souple avec de l’eau distillée et très peu de liquide vaisselle. Séchez avec un tissu qui ne laissera pas de résidus. Continuez avec un rapide lavage à l’alcool isopropyl pour se débarrasser des traces d’eau résiduelles et séchez à l’air libre.

Qu’est ce que la RIAA machin chose?

Quand on “coupe” un vinyl, le signal est aténué avant la gravure en utilisant une courbe d’égalisation: la courbe RIAA. Il en existe beaucoup d’autres: AES, Columbia 78, DECCA FFRR LP etc. mais la RIAA est l’une des plus courante. En gros cette courbe diminue le volume des basses et si cela n’était pas fait, les changements d’amplitudes causées par les basses fréquences feraient sauter la tête de lecture hors de la rainure (et rien ni personne n’aime sauter hors de la rainure).

Bien entendu, si vous altérez le signal d’un coté, il faut le restaurer de l’autre en inversant le procédé. Il ya a plusieurs facons de faire cela: utiliser un égaliseur paramétrique (relou), un préamplificateur RIAA (mais c’est assez cher) ou plus simplement, utiliser Audacity (ce que nous ferons ici).

Parfois les platines vinyl/amplis ont une égalisation incorporée, lisez la documentation de votre matériel pour le savoir. Si votre platine/ampli est de ce type, vous n’aurez plus qu’à brancher votre platine à l’ampli, et l’ampli à l’entrée de votre carte son (line-in ou mic). Dans tous les cas, il n’y a plus qu’a ripper: branchez votre platine à l’ampli, et l’ampli à l’entrée de votre carte son (line-in ou mic).

Attention! Baissez le son de l’ampli à fond (n’allez pas ruiner votre carte), et annulez tout rêglage pouvant altérer le rip (basses, aigues, trebble, dolby-machin-chose, bass-boost etc.).

Rip! Rip! Rip!

Préparez Audacity:

  1. Sélectionnez l’entrée à utiliser.
  2. Activez le monitoring d’enregistrement. Augmentez le son de l’ampli doucement. Si les barres “touchent” à droite lorsque vous jouez le vinyl, baissez le son de l’ampli (faites ce réglage avant l’enregistrement!). Un son trop faible et préférable à un son trop fort.
  3. Si tout est prêt, commencez le rip: armez l’enregistrement et jouez le vinyl.
  4. Une fois l’enregistrement terminé, enregistrez votre travail! Utilisez un format lossless (FLAC) car nous allons éditer la piste par la suite. Et faites une copie de sauvegarde, on ne sait jamais.
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Egalisation

Si votre platine/ampli n’a pas d’égaliseur RIAA intégré, il va falloir y remédier. Heureusement pour nous, Audacity est un logiciel open-source et par conséquent un excellent logiciel.

Pour rectifier l’égalisation de votre vinyl, sélectionnez toute la piste (Ctrl+A) et allez dans le menu Effets > Égalisation. Sélectionnez la courbe apropriée en bas, dans notre cas RIAA. La fameuse courbe s’affiche à l’écran, vous pouvez cliquez sur OK. Votre rip est égalisé!


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Maintenant que cela est fait vous pouvez bidouiller votre piste à votre guise en retirant d’éventuels clics, hiss ou hum (il y a des filtres tout faits dans audacity) mais gardez en tête qu’il vaut mieux appliquer un filtre petit à petit en plusieurs passes plutôt que d’y aller comme un gros bourrin en une seule fois.

Une fois l’édition terminée, n’oubliez pas d’enregistrer votre travail! Vous pouvez conserver le fichier tel quel ou l’encoder sous un autre format (menu Fichier > Exporter) ou encore faire du découpage pour avoir chaque piste dans un fichier.

Et voilà!

S’il vous arrive de “trouver” des albums entiers encodés en un seul fichier et accompagné d’un fichier CUE (CUE sheet) voici comment les découper sans peine.

Découpage

Installer cuetools et snhtool et accessoirement le décodeur correspondant (flac, wavepack, mac, etc.):

sudo apt-get install snhtool cuetools

Cuebreakpoint fournira des points de découpage grâce au fichier CUE ou TOC et snhsplit utilisera le résultat pour effectuer l’opération. On utilisera les deux en même temps de la manière suivante:

cuebreakpoints exemple.cue | shnsplit -o flac exemple.flac

Dans cet exemple, le fichier exemple.flac sera découpé selon les points définis par exemple.cue donnera naissance à des fichiers flac.

Le format des fichiers résultants est donné par l’option -o, vous pouvez spécifier un autre format en remplacant flac par le format voulu. Si vous n’entrez pas d’option, les fichiers seront encodés en wav.

Les fichier résultants seront nommés split-track01, split-track02, split-track03 etc. Vous pouvez spécifier le préfixe de votre choix avec l’option -a.

Transfer des tags

Les fichiers résultants de l’opération ne comporteront pas de tags. Cependant vous pouvez utiliser cuetag pour les transférer depuis le cue sheet.

cuetag exemple.cue split-track*.flac

Ou si vous voulez spécifier les fichiers à tagger:

cuetag sample.cue split-track01.flac split-track02.flac split-track04.flac

Et voilà!

Notes importantes:

  • Si vous utilisez une version de flac supérieure à 1.1.4, vous devez modifier cuetag pour qu’il fonctionne correctement. Editez le fichier /usr/bin/cuetag et remplacez “remove-vc-all” par “remove-all-tags” puis remplacez “import-vc-from” par “import-tags-from” (apparement inutile sous ubuntu hardy).
  • Cuetag ne supporte pas les fichiers contenant des espaces.

Source: Adanjm’s Stuff

Si vous ne le savez pas encore, PulseAudio est le nouveau serveur de son à tout faire. Pour ceux qui ne peuvent pas se séparer de JACK voici comment combiner les deux.

Deux modules sont disponibles: l’un pour la source (module-jack-source) et l’autre pour le sink (module-jack-sink). Cela signifie que tout logiciel compatible avec PulseAudio le sera également avec JACK et vice-versa, Youpi!

Le fichier à éditer est /etc/pulse/default.pa (pour une config globale) ou ~/.pulse/default.pa (pour une config per user). Toutes les options sont…optionelles donc l’ajout d’un simple “load-module module-jack-sink” ou “load-module module-jack-source” suffira mais voici tout de même la syntaxe au cas où.

load-module module-jack-sink sink_name=nom_du_sink server_name=nom_du_serveur client_name=nom_du_client channels=nombre_de_canaux
load-module module-jack-source source_name=nom_du_sink source_name=nom_de_la_souce server_name=nom_du_serveur client_name=nom_du_client channels=nombre_de_canaux

sink_name/source_name: définit le nom du sink ou de la source. Si omit, le sink sera nommé “jack-out” et la source “jack-in”.

server_name: détermine le serveur JACK auquel se connecter. Si omit, pulse se connectera au serveur par défaut.

client_name: définit le nom du client donné a JACK. Si omit, le nom sera PulseAudio.

channels: définit le nombre de canaux à utiliser. Si omit, le defaut sera le nombre de canaux disponibles sur le serveur JACK.

connect: prend une valeur booléenne si activé (enabled, valeur par defaut), PulseAudio essaiera de se conencter aux ports du server JACK.

Source: PulseAudio Modules

MusicBrainz Picard est un taggeur de fichiers audio pas tout à fait comme les autres. Plutôt que de rentrer les données une à une à la main, Picard scanne chaque piste, crée une empreinte digitale audio, et la compare avec sa base de données. C’est pas infaillible, c’est pas des plus rapide, mais c’est très efficace. “Unknown Track 09″, par “Unknown Artist” sur “Unknown Album” trouvera certainement chaussure à son pied parmi les 370 489 artistes, 561 522 albums et 6 570 688 pistes répertoriées dans la base de donnée. Et pour l’installer, rien de plus simple

sudo apt-get install picard

Si vous êtes l’heureux propriétaire d’un laptop, vous remarquerez la tripotée de câbles qui clouent votre portable au bureau. Ubuntu Server permet de se débarrasser de tout cela en créant un serveur d’impression, un serveur de fichiers et/ou un serveur web (LAMP) etc. mais malheureusement pas de serveur de son.

PulseAudio permet de transférer votre belle musique sur le réseau (local ou non) et de la jouer sur un autre PC en quelques clics. Malheureusement cela n’est pas (encore) intégré à Ubuntu Server et il faut donc bidouiller un peu la machine pour arriver à ses fins.

Ce tutoriel permet de configurer PulseAudio via la ligne de commande (SSH) et implique qu’il soit déja correctement installé sur le client. Notez aussi que ce tutoriel n’a pas été testé sur d’autres machines que la mienne.

Coté serveur

Première chose: se logger sur le serveur (ssh utilisateur@IP) et installer Alsa ainsi que PulseAudio:

sudo apt-get install alsa-base pulseaudio pulseaudio-module-zeroconf

Tout se passe dans un seul fichier: /etc/pulse/default.pa (pour une config globale) ou ~/.pulse/default.pa (pour une config spécifique a un utilisateur). Tout d’abord faites une copie de sauvegarde, c’est un gros fichier, il vaut mieux etre prudent:

sudo cp /etc/pulse/default.pa /etc/pulse/default.pa_bak

ou

cp ~/.pulse/default.pa ~/.pulse/default.pa_bak

puis éditez l’un des fichiers:

sudo nano /etc/pulse/default.pa

ou

nano ~/.pulse/default.pa

Les passages en gras montrent les parties modifiées (commentées d’un “#” ou non) afin de se débarrasser des dépendances à X ou ESD qui ne sont pas installés sur un serveur:

(…)
### Network access (may be configured with paprefs, so leave this commented
### here if you plan to use paprefs)

#load-module module-esound-protocol-tcp #inutile puisque esound n’est pas installé
#ici j’utilise l’adresse de mon portable sur le réseau local,
#vous pouvez la modifier selon votre configuration
:
load-module module-native-protocol-tcp auth-ip-acl=127.0.0.1;192.168.1.34
load-module module-zeroconf-publish

### Load the RTP reciever module (also configured via paprefs, see above)
load-module module-rtp-recv #autorise l’acces du serveur par d’autres machine
(…)

#Commentez les lignes suivantes
(…)
#load-sample x11-bell /usr/share/sounds/gtk-events/activate.wav
(…)
#load-module module-x11-bell sample=x11-bell
(…)
#load-module module-x11-publish
(…)
#load-module module-gconf
(…)

Finalement, lancez PulseAudio en tapant “pulseaudio -Dv” dans la ligne de commande. L’option -D lance le démon et -v active le mode verbose afin de voir d’eventuelles erreurs. S’il n’y en a pas c’est que vous avez réussi. Youpi!

Voyons maintenant du coté du client.

Note Importante:

Par défaut le volume d’ALSA est à zéro, lancez la commande “alsamixer” dans un terminal et montez le son là où c’est nécessaire (généralement au niveau de Master, PCM et/ou Front).

Coté client

Cette partie assume que vous avez déja installé PulseAudio, si vous êtes sous Ubuntu Hardy c’est forcément le cas, sinon allez voir ici.

Ici tout est plus simple, on a un joli desktop, il n’y a qu’a cliquer ou il faut. Mais d’abord il faut installer les outils graphiques:

sudo apt-get install paman paprefs pavucontrol padevchooser

Dans le Menu > Système > PulseAudio Preferences cochez tout sous l’onglet “network access” et la deuxième case dans l’onglet Multicast/RTP puis fermez.

Allez ensuite dans Menu > Applications > Son & Vidéo > PulseAudio Device Chooser. Une icône apparaît dans le tray. Cliquez dessus et dans Default Serveur, cliquez sur Others et entrez l’adresse de votre serveur.

Lancez votre musique favorite sans oublier de choisir PulseAudio comme serveur audio et voila le travail: la musique est jouée sur le serveur! Pour renvoyer le son sur le portable, choisissez le serveur par défaut dans PulseAudio Device Chooser.

Notes

Renvoyer le son via le réseau est assez gourmand en bande passante: environ 50ko/s en download, 250ko/s en upload pour un fichier FLAC et vice-versa coté serveur.

Le protocole RTP/Multicast utilise le port 5353, pensez à éditer votre pare-feu!

Et si comme moi vous trouvez cette configuration soulante, allez donc plussoyer cette idée sur Ubuntu Brainstorm (cliquez sur l’image):



Quand on me demanda de tester BMPx, la première chose qui me vint a l’idée fut “Arrrrrggghhhh noooooon! ENCORE un vieux clone de xmms!” Mais les clients ayant toujours raison, les bras pendant et la mort dans l’âme, j’inscrivis la commande telle une pénible sentence: sudo apt-get install bmpx.

Adieu donc, monde cruel, me voila reparti dans ces ères antédiluviennes où les lecteurs audio étaient inséparables des navigateurs de fichiers, où il fallait compiler des sources pour lire une liste de lecture et où les seules fonctions étaient “play” et “crash”. La souris tremblante je m’approchai donc du menu, cliquai sur “Son & Vidéo” et là, horreur! Deux icônes se présentèrent a moi! Offline mode, Online mode, sérieux dilemme, que faire?.

Ne pouvant m’empêcher de me cacher les yeux, je pris le risque et cliquai sur la première icône passant sous le curseur encore tremblant, qui vivra verra me dis-je. Est-ce la fin? Où s’arrêtera donc le cauchemar? J’écartai alors mes doigts et mes yeux tout d’abord aveuglés s’habituèrent peu à peu à la lumière crue de l’écran. Et c’est alors que je la vis, la Chose…

Un cris étouffé s’échappa de ma gorge irritée (pour cause d’angine) et sans que je puisse me contrôler, m’exclamai:

“Nom de Dieu de bordel de merde!”

Quelques années auparavant, Beep Media Player, aka BMP, ne ressemblait à rien: carré, inodore, incolore et sans saveur. En gros un player dopé a l’eau dont le seul interêt était de pouvoir lire des fichiers audio sur un Altair 8800 sans faire chauffer le CPU*.

Aujourd’hui avec un X en plus, BMP a de la gueule et trouve enfin sa place sur les ordinateur dignes de ce nom. Un navigateur, un spectrogramme, des covers, du last.fm, du jamendo, de la vidéo et des plugins tant qu’on en veut. L’expérimental se la pète et ça lui va bien. D’autant plus qu’au niveau ressources, il tient bien de son prédécesseur: léger et rapide et pourtant plein de peps. Bref un lecteur de bureau qu’il est bien et qu’il irait même dans mon top 5 des lecteurs. Comme quoi, même les projets libres les plus old-school peuvent donner naissance a de petits joyaux. Chapeau bas aux développeur, je suis impressionné.

Allez hop, tout le monde installe!

Un petit scrineshotte pour la contemplation (et plus encore sur le site de BMPx):

*boutades, boutades, huh huh huh!
Beep Media Player est d’ailleurs le papa du grand Audacious, ce qui n’est pas rien ;)

Raz le bol des partitions faites par ordinateur où les notations et les notes s’enjambent de manière illisible? Que vous soyez sous linux, OSX ou Windows, allez donc jeter une oreille chez Lilypond.

Lilypond est un programme GNU permettant d’organiser au mieux une partition, aussi complexe soit-elle, pour donner une feuille claire, lisible et agréable à lire dès la première note. Il utilise un code très simple pour la retranscription des notes (voila un petit tuto quand même, on est pas tous né programmeurs). La rigueur et la recherche de perfection de ses deux créateurs fait de ce petit miracle un outil de plus en plus utilisé par les professionnels. Alors si vous aussi vous pensez que la belle musique mérite une belle écriture, vous savez où aller!

HELP !

Pour tout problème de son, conseils, ou simplement pour apprécier l'ambiance, vous êtes les bienvenu(e)s sur le salon/chat "musique" sur jabberfr, accessible >ici<

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